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Venise, Gallerie dell'Accademia
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Ce
Saint Jérôme est une œuvre tardive où la sérénité classique de Véronèse fait place à une dimension tragique. Le ciel d’un début de soirée estival et la tranquillité du paysage avec sa
petite église et son obélisque contrastent avec l’aspect dramatique du personnage aux yeux rougis, à la poitrine sculpturale marquée par l'autoflagellation.
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Par Paul François
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Publié dans : Titien, Tintoret, Véronèse Louvre
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Vienne, Kunsthistorisches Museum
(Inv GG-46)
Dans une lumière crépusculaire, Tintoret a choisi de représenter son Saint Jérôme méditant sur la Bible, accompagné d'un lion tranquille. La puissante
anatomie michelangelesque et sculpturale du saint qui semble sortir du cadre est à rapprocher de l'idée du paragone (comparaison entre la peinture et la sculpture et prééminence de l'une
par rapport à l'autre).
© Erich Lessing, Vienne
Par Paul François
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Publié dans : Titien, Tintoret, Véronèse Louvre
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Lundi 5 octobre 2009
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Madrid, Museo Thyssen-Bornemisza
(Inv 1933.4)
Ce tableau a été exécuté par Titien à la fin de sa vie. S'il reprend en partie la composition d'une œuvre effectuée précédemment, ce
Saint Jérôme témoigne de son changement de style : le
corps du saint est effectué avec une touche plus morcelée quasi impressionniste tandis que le paysage devient un éblouissement indéfini où terre, ciel, arbres et rochers se mêlent dans un
tourbillon de lumière.
© Museo Thyssen-Bornemisza, Madrid
Par Paul François
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Publié dans : Titien, Tintoret, Véronèse Louvre
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Dans la seconde moitié du XVIe siècle, avec la nouvelle sensibilité religieuse née de la Contre-réforme, les scènes nocturnes liées à la vie et à la Passion du Christ deviennent fréquentes. Dans
la suite de Titien, les artistes des nouvelles générations comme Tintoret ou Bassano vont faire de la peinture de nocturnes une sorte de marque de fabrique de la peinture vénitienne.
Le premier vrai nocturne de Titien est le Saint Jérôme conservé au musée du Louvre. Si lui-même semble regretter l’inachèvement de son œuvre, il s’engage dans une nouvelle technique de
la dissolution de la matière par la lumière avec de larges coups de pinceaux dans un souci toujours plus naturaliste. Jusqu’à ses derniers jours, il continuera d’explorer l’effritement de la
matière dans la lumière notamment dans les décors nocturnes. Les meilleurs artistes de la génération suivante s’approprieront en le réinterprétant cet effet tragique de la lumière et de la
couleur.
Tintoret s’engage d’emblée dans des scènes nocturnes à l’éclairage surnaturel, aux audacieux contrastes de lumière dénaturant les couleurs. Durant toute sa longue carrière, il aura recours à des
effets d’éclairage mouvementés dramatisant ses compositions vertigineuses. Attaché aux couleurs brillantes et à la luminosité cristalline, Véronèse ne laissera son style subir l’influence des
recherches luministes de Titien qu’après la mort de ce dernier. Ses décors nocturnes se chargent alors de densité qui reflète la tension dramatique ; sa technique se fait plus fragmentée, avec de
plus forts contrastes, plus expressifs.
Jacopo Bassano s’inscrit dans la continuité directe des recherches luministes de Titien dans le rapport matière et lumière des scènes nocturnes basculant peu à peu dans une dramatisation
angoissante. Les formes sculptées de couleur et frappées de lumière jaillissent de la pénombre transmettant un douloureux sentiment d’angoisse.
Les peintres vénitiens plus que tout autre ont travaillé dans la représentation du paradoxe de la résurrection du Christ : le Christ n’est pas seulement ressuscité mais est mort durant trois
jours ; il ne s’agit pas de le peindre comme s’il était vivant mais de tenter d’exprimer ce passage par la mort.
En plongeant certaines scènes de jour comme l’Annonciation, le Couronnement d’épines ou les martyres des saints dans une pénombre artificielle, les peintres accentuent le
tragique de la représentation. La nuit se mêle au jour et la mort à la vie. L’iconographie n’est pas seule porteuse d’émotion ; les couleurs elles-mêmes, sont chargées d’expressivité et de
pathétisme. Les peintres créent tout un jeu de couleurs qui s’interpénètrent et qui sont absorbées par les teintes sombres, comme happées par la mort.
La mise en scène, les couleurs, les jeux de clairs obscurs, tout participe à plonger le spectateur dans la contemplation douloureuse.
Par Paul François
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Publié dans : Titien, Tintoret, Véronèse Louvre
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Lundi 5 octobre 2009
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Birmingham, City Museum & Art Gallery
(Inv 1961P48)
Si la statuette du Saint Sébastien de Vittoria apparaît dans ce portrait de Palma le Jeune aux côtés de quatre copies d’antiques, on ne peut en revanche
pas reconnaître Alessandro Vittoria dans le personnage représenté. On y a vu un portrait du collectionneur Bartolomeo della Nave qui avait acquis une copie du saint Sébastien, mais celle-ci était
en bronze. Si l’on considère l’attitude du personnage et ce qu’il tient dans ses mains, il pourrait s'agir d'un portrait d’artiste.
© Birmingham Museums & Art Gallery
Par Paul François
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Publié dans : Titien, Tintoret, Véronèse Louvre
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