Tôt le matin, à peine éveillé, je dévorais des yeux les reproductions des oeuvres tardives du maîtres que j'avais admirés à l'exposition au Grand Palais, la veille au soiir. Comme un amant qui vient de quitter sa maîtresse respire sur ses doigts la fragance éventée des moments d'intimité, espérant prolonger le souvenir déjà évanescent de leurs derniers baisers, je devais aussi me contenter de la brillance du papier glacé qui lissait les tachetés fauvistes - preuve s'il en est besoin de la modernité de l'artiste - des paysages de Cagnes-Sur-Mer et qui faisait miroiter sur les "chairs vives" opulentes des "baigneuses" le velouté de la jeunesse nue concentré par le compression que ces formats grandeur nature qu'împose inévitablement leur impression dans des porto-folios in quarto.