Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /Oct /2009 12:54

23 septembre 2009 - 04 janvier 2010

Exposition
Ouvert tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 22h. Fermeture le jeudi à 20h.
Plein tarif : 12€  - Tarif réduit : 9€   


 

« Je commence à savoir peindre. Il m’a fallu plus de cinquante ans de travail pour arriver à ce résultat, bien incomplet encore », déclare le peintre Pierre-Auguste Renoir (1841-1919) en 1913 au moment où l’on peut voir à la galerie Bernheim-Jeune à Paris une importante exposition de ses œuvres, parmi lesquelles des grands nus peints au tournant du XXe siècle. C’est une révélation.
Guillaume Apollinaire fait l’éloge de celui qu’il considère comme « le plus grand peintre vivant » : « Renoir grandit continuellement. Les derniers tableaux sont toujours les plus beaux. Ce sont aussi les plus jeunes ».

« Impérissable jeunesse » en effet, pour reprendre la formule admirative de Thadée Natanson en 1896, qui voit Renoir jouir d’un prestige incontesté sur la scène artistique du début du XXe siècle. Le peintre y est salué comme une figure emblématique de l’impressionnisme des années 1870 mais il est aussi admiré pour sa capacité à avoir dépassé et renouvelé un mouvement de plus en plus largement accepté.
A l’instar de ses contemporains et amis Paul Cézanne et Claude Monet, Renoir est une référence pour de jeunes générations d’artistes. Pablo Picasso, Henri Matisse, mais aussi Pierre Bonnard ou Maurice Denis professent leur admiration pour le maître, et en particulier pour sa « dernière manière », celle du tournant du XXe
siècle.
De grands amateurs de l’art moderne, tels Leo et Gertrude Stein, Albert Barnes, Louise et Walter Arensberg ou encore Paul Guillaume, collectionnent Renoir aux côtés de Cézanne, Picasso ou Matisse.

Depuis, l’appréciation du « dernier Renoir » a bien changé : les tableaux de cette période sont peu connus et souvent mal aimés. Si le paysage (« Renoir’s Landscapes 1865-1883 », Londres-Ottawa-Philadelphie 2007-2008) et le portrait (« Renoir’s Portraits », Ottawa-Chicago-Fort Worth 1997-1998) chez Renoir ont suscité de récentes expositions, les années tardives du peintre n’ont pas fait l’objet d’études et de manifestations spécifiques, comme cela a été le cas pour Monet ou Cézanne (« Monet in the 20the Century », Boston - Londres, 1998-1999 ; « Cézanne, les dernières années (1895-1906) », Paris – New York, 1978). C’est à l’exploration de ces années fécondes que l’exposition est dédiée.

Après les combats de l’impressionnisme, Renoir remet en cause vers 1880 les préceptes du mouvement au profit du retour au dessin et du travail en atelier, en référence avouée au passé. Ce moment de crise et de tâtonnement s’achève à l’orée des années 1890, qui ouvrent la voie à la reconnaissance publique, institutionnelle et commerciale de l’artiste. Sans renier l’impressionnisme, Renoir invente alors un art qu’il veut classique et décoratif. « Peintre de figures » comme il aime à se définir, Renoir désigne tout particulièrement le nu féminin, le portrait et les études d’après le modèle, en atelier ou en plein air, à des expérimentations novatrices.

Artiste en perpétuelle quête, promis au défi, Renoir veut se mesurer aux grands exemples du passé qu’il a admirés au Louvre ou lors de ses voyages, tels que Raphaël, Titien et Rubens. Ses recherches sont dominées par le refus du monde moderne au profit d’une Arcadie intemporelle, peuplée de baigneuses sensuelles et inspirée du Sud de la France qu’il fréquente assidûment à partir des années 1890. Il perçoit le paysage méditerranéen comme une terre antique, à la fois berceau et dernier refuge d’une mythologie vivante, familière et actuelle. Renoir revient de façon régulière et obstinée à un nombre limité de thèmes qu’il n’hésite pas à explorer dans des techniques inédites pour lui, comme la sculpture. Au fil des années 1900, le travail d’après le motif et les modèles conduit à une recomposition complète et libre du sujet, dont les odalisques et surtout Les Grandes Baigneuses de 1918-1919 (Paris, musée d’Orsay) marquent le couronnement.
Renoir ne désigne-t-il pas ce tableau comme un « aboutissement » et un « tremplin pour les recherches à venir » ? C’est ainsi que l’entendent certains artistes en France au début du XXe siècle, dans le contexte souvent polémique du développement du cubisme et des abstractions : Renoir définit un point d’équilibre entre objectivité et subjectivité, entre tradition et innovation, à la source d’une modernité classique.

Aussi l’exposition est-elle construite selon une double perspective : faire redécouvrir une période et des aspects méconnus de l’œuvre de Renoir (les peintures décoratives, les dessins, la sculpture,…), tout en restituant le rayonnement de son art dans la première moitié du XXe siècle en France. L’exposition rassemblera une centaine de tableaux, de dessins et de sculptures de Renoir, provenant de collections publiques et privées du monde entier. Ces nus, portraits et études de modèles ont pour certains appartenu à Matisse ou Picasso. Répartis en une quinzaine de sections, ils seront ponctuellement confrontés à des œuvres de Picasso, Matisse, Maillol ou Bonnard, attestant la postérité de Renoir. Ainsi, l’exposition invite à revoir le dernier Renoir en sollicitant le regard que ces artistes de la première moitié du XXe siècle ont posé sur un maître du XIXe siècle qui était leur contemporain.

Par FLOP - Publié dans : Renoir au XX siècle Gd Palais
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 16:47
Le Christ repose au pied de la croix entre Nicodème, Joseph d'Arimathie, sainte Marie Madeleine, la Vierge, une sainte femme et saint Jean. Après 1575, Jacopo peint des scènes nocturnes utilisant une seule flamme centrale faisant surgir les formes de la nuit.

Une scène nocturne

La haute flamme d’un cierge éclaire la scène de façon dramatique en produisant des effets scintillants et des ombres profondes sur le corps du Christ. Soutenue par sainte Marie-Madeleine, échevelée et la gorge nue, la Vierge tend les mains vers le corps de son fils à demi étendu. A droite, une sainte femme prie à genoux les mains croisées tandis que saint Jean assiste en retrait à l’ensevelissement. A gauche, Joseph d’Arimathie enveloppe le corps du Christ dans un linceul tandis que Nicodème, la tête coiffée d’un turban, se tient au second plan contre la croix. 
À partir de 1580, la peinture nocturne devient pour Bassano le moyen privilégié de mettre en scène la passion du Christ. Ce nouvel art visionnaire et expressionniste est marqué par les dernières productions de Titien qui livre une réflexion personnelle et sans concession sur le mystère de la mort et de la résurrection. Bassano réalise cette œuvre dramatique durant sa vieillesse alors que sa vue baisse. Les effets de lumière se réduisent alors à des filaments de couleur et de matière qui semblent tracés dans la nuit avec les doigts.

Par Paul François - Publié dans : Titien, Tintoret, Véronèse Louvre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 16:29
St Petersburg, Musée de l'Ermitage
(Inv GJ-49)

Le monumental Christ mort, peint en raccourci pour être vu d’en bas, avec ses contrastes entre l’arrière-plan noir et les couleurs changeantes des drapés mouchetés par la lumière divine provenant de droite, s’inscrit dans la tradition d’un luminisme fondé sur une touche plus sourde, contrastée et expressive, typique de la dernière période de Véronèse.

© Bridgeman Giraudon, Paris
Par Paul François - Publié dans : Titien, Tintoret, Véronèse Louvre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 16:27

Venise, Gallerie dell'Accademia
(Inv 217)

Dans cette scène où le drame est accentué par un cadrage très rapproché au clair obscur intense, Tintoret dispose le Christ mort et la Vierge évanouie selon un chiasme qui permet de faire se répondre les deux corps tombant dans deux directions opposées, évoquant la séparation et la mort. On retrouve une certaine influence de la dernière manière de Titien.

© Scala, Florence
Par Paul François - Publié dans : Titien, Tintoret, Véronèse Louvre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 16:21

Venise, Gallerie dell'Accademia
(Inv N652)

Bassano s'est affranchi de l'héritage maniériste de ses débuts. Le corps du saint, que les accents de lumière révèlent marqué par l'âge, le visage douloureux, l'atmosphère sombre au ciel menaçant annoncent la peinture réaliste du XVIIe siècle, notamment de Caravage et de Ribera.

© 1990 Photo Scala, Florence - courtesy of the Ministero beni e Att. Culturali
Par Paul François - Publié dans : Titien, Tintoret, Véronèse Louvre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Archives

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés